Passion Photo

Notre webzine photo

Tout savoir sur l'actualité des nouveaux produits photo

La nouvelle tendance Vintage

Une lentille en plastique, un obturateur hasardeux, un boitier qui laisse entrer la lumière, le Holga a été élu par un magazine photo le "pire appareil jamais construit". Pourtant, 30 ans après son arrivée sur le marché, le Holga reste à la mode et attire de nombreux photographes amateurs. Comment expliquer ce succès ?

En 1982, le Holga pénètre sur le marché Hongkongais comme une alternative nettement moins onéreuse qu'un appareil photo professionnel. Il est souvent désigné comme "la caméra du peuple". Entièrement fait de plastique, il peut accueillir des films professionnels. Si son très faible prix fut la recette de son succès dans les années 80, c'est pourtant au début des années 1990 qu'il acquiert ses lettres de noblesses en intéressant le club des lomographes, un groupe d'étudiants d'Europe de l'Ouest fasciné par l'homologue russe du Holga : le LOMO LC-A. Le tout plastique attire. Pourquoi ?

Photographier avec un Holga, c'est composer avec l'imprévu. Les faiblesses techniques de l'appareil deviennent des spécificités artistiques. Un objectif en plastique ? On aime les zones de floues sur l'image, les lignes de fuite tremblantes, les couleurs approximatives et le vignettage des images. Un boîtier qui n'est pas étanche ? On aime ces tirages voilés. On s'amuse à superposer les images sur un même film, jouer avec les couleurs saturées. Une boutique dédiée au Holga a ouvert à Pékin en 2007. Le succès de cet appareil ne fait plus aucun doute. Certains parlent de non-sens technologique, d'autres savourent les joies du hasard. En 30 ans, le Holga est passé du statut de toy camera à celui d'objet de collection, permettant à quiconque de pouvoir jouer avec la photographie.

Voici quelques exemples de plaisirs photographiques lomographiques commentés :

Naturellement, le Holga et ses réglages très rudimentaires permettent d'offrir un maximum de contraste à la pellicule

 


Les bords noirs sont appelés "vignetage". Ici la pellicule utilisée à été volontairement choisie périmée pour forcer des couleurs vintage

 

Avec une pellicule couleur plus récente, on obtient un beau résultat mais seul le centre de la photo est vraiment net

 

On peut volontairement choisir d'exposer deux fois la même vue pour créer des superpositions esthétiques

 

Ecrit par MB pour lesphotographes.com, offre de cours de photo à Paris

Dernière mise à jour le 28/12/2016

Réagissez !

Votre email ne sera pas visible
 
Veuillez saisir le code de sécurité
Ce code est nécessaire pour prouver que vous n'êtes pas un robot

Commentaires

Il n'y a pas eu de réaction sur cet article. Soyez le premier à réagir !

Top